Le montant de la prime d’adoption ne correspond pas à celui de la prime de naissance. Seule une minorité de familles y accède chaque année, malgré l’existence d’un cadre légal spécifique. La demande doit être déposée dans des délais stricts et s’accompagne de justificatifs précis.
Certaines situations, comme l’adoption à l’étranger ou l’accueil d’un enfant à besoins particuliers, modifient les conditions d’attribution. Un règlement peut entraîner un refus de versement.
La prime d’adoption en un clin d’œil : à quoi s’attendre ?
La prime à l’adoption fait partie intégrante du dispositif PAJE (Prestation d’Accueil du Jeune Enfant). Son objectif ? Apporter un soutien financier aux familles qui accueillent un enfant adopté de moins de 20 ans, qu’il s’agisse d’une adoption française ou internationale. Contrairement à la prime de naissance, celle-ci intervient uniquement dans le cadre d’une adoption. Le versement, unique, est assuré par la CAF ou la MSA, selon l’organisme dont dépend la famille.
Voici les trois points clés à retenir pour bien comprendre ce dispositif :
- Montant de la prime à l’adoption : 2 168,89 € en 2025 pour chaque enfant adopté.
- Somme non imposable, exonérée de l’impôt sur le revenu.
- Versement dans les deux mois suivant l’arrivée effective de l’enfant au foyer.
La prime adoption PAJE vient s’ajouter à l’allocation de base de la PAJE, qui elle est versée mensuellement sous condition de ressources. On peut aussi la cumuler avec d’autres prestations, comme le congé d’adoption ou certains soutiens locaux. Pour les adoptions multiples, le montant de la prime s’applique pour chaque enfant concerné.
Afin de pouvoir bénéficier de ce versement, il faut présenter des justificatifs bien précis : jugement d’adoption, preuve de l’arrivée de l’enfant, formulaire de demande. Chaque dossier passe au crible des règles fixées par la CAF ou la MSA. À noter : la distinction avec la prime de naissance est nette. Ces deux aides ne se recoupent pas, mais elles partagent un même objectif : accompagner l’accueil d’un enfant, qu’il soit né ou adopté.
Qui peut en bénéficier ? Les conditions à remplir pour toucher la prime
La prime à l’adoption s’adresse aux familles qui accueillent un enfant adopté, qu’il s’agisse d’une adoption simple ou plénière, en France ou à l’étranger. L’administration fait la différence selon la situation de chaque foyer, mais le principe reste le même : les parents adoptants y ont droit si l’enfant a moins de 20 ans au moment de son arrivée dans le foyer.
Deux conditions sont impératives : la composition familiale et le niveau de ressources. Seuls les foyers dont les revenus restent en dessous d’un certain plafond peuvent prétendre à la prime. Ces seuils évoluent selon le nombre d’enfants et la configuration du foyer.
Pour y voir plus clair, voici les plafonds de ressources à ne pas dépasser selon votre situation :
- Couple avec un seul revenu, un enfant : 36 461 €
- Couple avec deux revenus ou parent isolé, un enfant : 48 186 €
- Couple avec un revenu, deux enfants : 43 753 €
- Couple avec deux revenus ou parent isolé, deux enfants : 55 478 €
- Couple avec un revenu, trois enfants : 52 504 €
- Couple avec deux revenus ou parent isolé, trois enfants : 64 229 €
- Pour chaque enfant supplémentaire : ajouter 8 751 €
Peu importe la nationalité de l’enfant, ce qui compte, c’est la réalité de l’adoption et la présence effective dans le foyer. Que l’adoption soit nationale ou internationale, la prime s’applique. Familles monoparentales, couples ou parents isolés : tous peuvent la demander à condition de respecter les plafonds et d’avoir l’enfant effectivement à charge.
Montant, versement et particularités : ce que vous allez réellement percevoir
En 2025, le montant de la prime à l’adoption s’élève à 2 168,89 €, versé en une fois. Ce soutien financier a vocation à couvrir les frais du premier accueil de l’enfant adopté. La CAF ou la MSA effectue le paiement dans les deux mois qui suivent l’arrivée de l’enfant au domicile. Si plusieurs enfants sont adoptés en même temps, la prime est versée pour chacun d’eux.
La prime adoption fait partie intégrante de la Prestation d’Accueil du Jeune Enfant (PAJE). Elle ne se cumule pas avec la prime de naissance pour un même enfant, mais peut l’être avec l’allocation de base de la PAJE (versement mensuel, sous conditions de ressources). S’ajoutent parfois le congé d’adoption, des indemnités journalières ou différentes aides locales, voire des primes complémentaires selon la mutuelle du foyer.
La prime n’entre pas dans le calcul de l’impôt sur le revenu : elle constitue un soutien net, sans retenue fiscale. L’allocation de base, de son côté, se poursuit sur une période pouvant aller jusqu’aux trois ans de l’enfant, voire 20 ans dans certains cas. Ce dispositif se distingue par sa souplesse, son versement unique et son absence de fiscalité : autant d’éléments qui renforcent son utilité pour les familles.
Les démarches pas à pas pour demander la prime d’adoption sans stress
Pour demander la prime à l’adoption, il suffit d’avancer méthodiquement, étape par étape. La CAF ou la MSA attend un dossier complet et correctement renseigné. Il faut d’abord réunir le jugement d’adoption, pièce centrale, ainsi que le justificatif d’identité de l’enfant. Si l’adoption s’est faite via l’Aide sociale à l’enfance (ASE) ou un organisme autorisé, une attestation de ces structures doit être jointe. Pour une adoption internationale, il faudra fournir la décision de l’autorité étrangère, traduite si besoin.
La démarche exige aussi le dépôt du formulaire Cerfa n°11423 (pour la demande de la Prestation d’Accueil du Jeune Enfant), éventuellement accompagné du Cerfa n°10397 (déclaration de situation). Les autres documents à joindre : jugement définitif, pièces d’identité, justificatif de domicile, livret de famille actualisé. L’ensemble doit être envoyé à la CAF ou à la MSA du lieu de résidence.
Pour faciliter la préparation de votre dossier, voici les étapes à suivre :
- Rassemblez tous les documents nécessaires (jugement, attestations, pièces d’identité).
- Remplissez soigneusement les formulaires Cerfa obligatoires.
- Assurez-vous que l’enfant est bien arrivé dans le foyer.
- Transmettez le dossier à la caisse dont vous dépendez (CAF ou MSA).
Le traitement de la demande commence dès que le dossier est complet. L’administration peut demander des pièces complémentaires si certains éléments manquent ou suscitent une interrogation. Si toutes les conditions sont réunies, la prime adoption est versée dans un délai de deux mois après l’arrivée effective de l’enfant. Ce soutien, loin d’être automatique, récompense la vigilance et la préparation du dossier.Pour chaque famille adoptante, cette prime ne change peut-être pas le quotidien du jour au lendemain, mais elle marque un geste concret de la collectivité. À l’arrivée, c’est une poignée tendue à celles et ceux qui choisissent d’agrandir leur foyer autrement.


