Raisons d’éviter l’usage du chat GPT : les dangers à connaître

43 % des utilisateurs de chatbots déclarent avoir déjà reçu une information erronée, même lors d’une recherche avancée. Le chiffre n’est pas anecdotique, il bouscule l’idée, trop répandue, que l’intelligence artificielle sait tout et se trompe rarement. S’y fier les yeux fermés expose à des surprises, parfois de taille.

Des dérapages subsistent, parfois là où on ne les attend pas. Les réponses générées par ChatGPT, y compris sur des sujets pointus, traînent souvent leur lot d’imprécisions ou de fausses affirmations. Impossible de passer à côté d’un autre point sensible : la confidentialité. Certaines politiques affichées restent floues, laissant planer le doute sur ce que deviennent réellement les données saisies par les utilisateurs.

Face à ce constat, certaines questions pourtant anodines sont traitées de façon incomplète, voire partiale, la faute à des filtres automatiques et à une modération algorithmique difficile à cerner. L’opacité qui entoure la conception de ces modèles alimente le trouble : sur quoi s’appuient-ils vraiment ? Sur quelles bases jugent-ils ce qui peut ou non être affiché ? Difficile de se prononcer avec certitude.

Pourquoi l’usage de ChatGPT soulève autant de questions aujourd’hui

L’arrivée soudaine de ChatGPT dans notre quotidien numérique a changé la donne. Ce nouvel acteur fascine autant qu’il inquiète : il remet sur la table la question de la fiabilité des informations, de la sécurité des données saisies et des habitudes au travail. L’expansion rapide de ces chatbots soulève de vraies menaces : erreurs, confusion autour des sources, dilution de la responsabilité éditoriale.

Les exemples concrets affluent. En avril 2023, l’Italie a coupé l’accès à ChatGPT, dénonçant le manque de garanties sur la protection des données et le flou autour de l’utilisation des données utilisateurs. D’autres, comme Samsung, ont banni l’outil pour leurs équipes, redoutant la fuite d’informations sensibles dans la nature. Derrière une interface simple et séduisante, une mécanique bien plus opaque se met en marche : chaque saisie peut servir de matière première à l’algorithme, retravaillée à des fins d’amélioration.

Les points de friction se multiplient dès lors qu’on évoque la diversité des données échangées : notes internes, stratégies, créations personnelles, voire échanges confidentiels. L’utilisateur perd très vite la main sur la circulation de ces contenus, surtout lorsque la barrière entre vie professionnelle et usage privé s’efface. La prudence n’est pas optionnelle, surtout dans les entreprises soumises à des règles strictes en matière de confidentialité et de conformité.

Voici les principaux risques qui s’invitent dès que l’on confie des données à un chatbot :

  • Protection des données : tout ce qui est saisi peut être stocké, voire exploité, par le fournisseur du service.
  • Fuite d’informations : en entreprise, l’usage expose à une divulgation involontaire d’éléments stratégiques ou confidentiels.
  • Qualité des contenus : l’absence de sources fiables favorise les erreurs, les flous et les approximations.

L’essor d’outils concurrents, de Google à d’autres géants, oblige à repenser collectivement les pratiques, à renforcer la régulation et à sensibiliser tous les utilisateurs, particuliers comme professionnels.

Peut-on vraiment faire confiance à une intelligence artificielle pour tout ?

Derrière le vernis de neutralité, des mécanismes complexes se cachent. ChatGPT et ses semblables sont traversés par la question des biais algorithmiques. Chaque réponse, chaque argument, porte la marque des données qui ont servi à entraîner l’outil. Rien n’est spontané, tout est calculé, souvent sans nuance. Les algorithmes obéissent à des logiques statistiques, rarement à une réflexion approfondie.

Pour les entreprises, l’essor des chatbots amène à s’interroger sur la confidentialité et la sécurité : la moindre information, même anodine, peut être collectée, analysée, voire exploitée à d’autres fins. La question de la confidentialité devient stratégique : qui décide du sort des données personnelles déposées sur ces plateformes ? Qui s’assure qu’elles ne seront pas utilisées à des fins contraires à l’éthique ou à la réglementation ?

Il existe trois zones de vigilance majeures à ce sujet :

  • Vie privée : la ligne entre usage personnel et usage professionnel s’efface de plus en plus.
  • Contrôle : impossible de garder la main sur le devenir des données saisies.
  • Éducation aux risques : la plupart des utilisateurs sous-estiment le pouvoir de réidentification et la capacité d’exploitation de ce qu’ils fournissent.

L’attrait pour l’automatisation est fort. Pourtant, comme le rappelle Bernard Marr, analyste reconnu : « Le contrôle advient rarement après la saisie. » Utiliser ChatGPT impose de reconsidérer sa manière de gérer la sécurité : mieux vaut privilégier la protection des données à la fascination technologique. L’efficacité ne doit jamais masquer les risques réels pour la vie privée ou l’usage détourné des informations confiées.

Les sujets sensibles à éviter absolument avec ChatGPT : santé, données personnelles et autres zones à risque

Transmettre à ChatGPT des données personnelles ou des informations confidentielles revient à prendre un risque mesurable. L’interface, conçue pour l’aisance, ne garantit en rien la confidentialité. Dès qu’un mot, une donnée, franchit la barrière de la saisie, l’utilisateur perd tout contrôle sur son usage.

Le secteur de la santé offre un exemple frappant : une organisation médicale qui intégrerait des données médicales dans un chatbot public met en danger la vie privée de ses patients et la sécurité de son propre système. Le cas de Samsung, où des secrets d’entreprise se sont retrouvés stockés dans une base de chatbot, rappelle l’urgence de la prudence. Il en va de même pour les informations financières, les mots de passe ou les identifiants.

Pour limiter les risques, quelques réflexes s’imposent :

  • S’abstenir de saisir la moindre donnée personnelle, même si elle paraît insignifiante, sur ce type de plateforme.
  • Écarter toute information médicale ou financière, quel que soit le contexte d’utilisation.
  • Garder à l’esprit que tout contenu transmis peut être exploité, stocké ou analysé sans que l’utilisateur en soit informé.

Certains pays, comme l’Italie, ont déjà limité l’accès à ChatGPT pour non-respect des lois sur la protection de la vie privée. Face à l’incertitude, la vigilance reste le meilleur réflexe avant de laisser circuler un contenu ChatGPT ou des données saisies dont l’usage nous échappe.

Vers une utilisation responsable : bonnes pratiques et réflexes à adopter pour limiter les dangers

À l’heure où les chatbots prolifèrent et où ChatGPT devient omniprésent, chacun doit se positionner en acteur de sa propre sécurité. La vigilance ne relève plus du bon sens, mais d’une méthode à intégrer au quotidien, aussi bien pour soi que dans l’entreprise. Les textes comme le RGPD, les recommandations de la CNIL ou les directives de la Commission européenne dessinent un cadre. Reste à l’appliquer sans faille.

Premier réflexe : adopter une discipline stricte concernant la protection des données. N’ouvrez pas la porte à la moindre donnée personnelle ou sensible sur un outil conversationnel. Proscrivez tout contenu confidentiel, même pour un test. La plus petite information peut être récupérée et exploitée, parfois à votre insu.

L’autre pilier, c’est l’éducation aux risques. Sensibiliser les équipes, partager des exemples réels, former, recommander des vérifications régulières : ce sont ces actions concrètes qui installent une culture de la prudence. Voici quelques pratiques à systématiser :

  • Passer en revue les paramètres de confidentialité avant chaque utilisation.
  • Lire attentivement la politique de confidentialité et les conditions de chaque solution.
  • Privilégier les outils hébergés en Europe pour une meilleure conformité avec les exigences françaises et européennes.

Le contrôle des données n’est pas une option. C’est une habitude à instaurer, pour soi comme pour ses collègues. L’ère de la conversation automatisée exige lucidité, rigueur et adaptation permanente. À chacun de bâtir, pas à pas, une confiance qui ne doit jamais rimer avec naïveté.

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